Peuple de Dieu, en marche ! Une série de prédications sur le livre des Nombres
Transcription
Transcription réalisée de manière automatique, merci de vous référer à l’original avant toute citation
Combien ici utilisent Waze pour dans vos déplacements avec le GPS sur votre téléphone?
Waze se pratique parfois en plus du GPS.
Il vous avertit des accidents, aussi des radars, des pièges, des bouchons à éviter.
On peut voir avec de telles applications, que ce soit Waze ou d’autres applications de GPS, qu’il ne faut pas passer par là et éviter un problème.
Ou bien si on passe par là, il faut faire très attention, sachant qu’il y a un piège.
Le livre des nombres que nous étudions en église en ce moment, c’est un peu comme notre Waze spirituel.
Il nous avertit des dangers dans notre marche chrétienne, dans notre cheminement spirituel, et notamment des pièges à éviter, des dangers, le chemin pour lequel il ne faut pas passer.
Ce matin, nous serons dans l’ombre chapitre 11.
Je vais lire la première moitié maintenant et la deuxième moitié plus tard.
Je vous invite à chercher avec moi dans l’ombre chapitre 11.
C’est au début de votre bible, quatrième livre de la bible.
Nous sommes arrivés au chapitre 11.
Le peuple murmura et cela déplut à l’éternel.
Lorsque l’éternel l’entendit, sa colère s’enflamma, le feu de l’éternel s’alluma parmi eux et dévora l’extrémité du camp.
Le peuple cria à Moïse.
Moïse pria à l’éternel et le feu s’arrêta, en donnant à ce lieu le nom de Tabera, parce que le feu de l’éternel s’était allumé parmi eux.
Le ramassis des gens qui se trouvaient au milieu d’Israël fut saisi de convoitises et même les enfants d’Israël recommencèrent à pleurer et dire qui nous donnera de la viande à manger.
Nous nous souvenons des poissons que nous mangeons en Égypte et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des os.
Maintenant notre âme est desséchée, plus rien, nos yeux ne voient que de la mâne.
La mâne ressemblait à de la graine de coriandre et avait l’apparence du bellium.
Le peuple se dispersait pour la ramasser et la broyer avec des meules ou la piler dans un mortier, la cuiser au pot et en faire des gâteaux.
Elle avait le goût d’un gâteau à l’huile.
Quand la rosée descendait la nuit sur le camp, la mâne y était aussi.
Moïse entendit le peuple qui pleurait chacun dans sa famille et à l’entrée de sa tente, la colère de l’Éternel s’enflamma fortement.
Moïse fut attristé et dit à l’Éternel, pourquoi affliges-tu ton serviteur et pourquoi n’ai-je pas trouvé grâce à tes yeux que tu aies mis sur moi la charge de tout ce peuple?
Est-ce moi qui ai connu ce peuple?
Est-ce moi qui l’ai enfanté pour que tu me dises, pour que le sur ton sein, comme le nourricier pour ton enfant jusqu’au pays que tu as juré assez pire de lui donner?
Où prendrais-je de la viande pour donner à tout ce peuple?
Car il pleure auprès de moi en disant, donne-nous de la viande à manger.
Je ne puis pas à moi seul porter tout ce peuple car il est trop pesant pour moi.
Plutôt que de me traiter ainsi, tue-moi, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux et que je ne vois pas mon malheur.
Ce matin, donc, on va essayer d’éviter un des gros pièges de la vie, de la vie chrétienne.
Il s’agit des mauvais désirs, des envies, destructeurs, ou j’appelle ça des folles envies.
L’apôtre Paul, dans le Nouveau Testament, résume tout le livre des nombres, en tout cas toute la pédagogie, la leçon que nous devons retenir en 1 Corinthians chapitre 10, verset 6.
Il dit, ces choses leur sont arrivées, donc tout le livre des nombres, plus ou moins, ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemple afin que nous n’ayons pas de mauvais désirs comme eux ils ont eu.
Donc, le livre des nombres, c’est comme ce way spirituel qui nous évite des pièges et un des gros pièges de la vie, c’est des mauvais désirs.
Avancer dans la foi, c’est savoir dompter nos mauvais désirs et les remplacer avec mieux.
Et donc, pour parcourir ce texte, nous allons avoir tout d’abord un mauvais départ, ensuite des mauvais désirs, et enfin, quand Dieu donne ce que l’on désire.
Au début, un mauvais départ.
Donc, chapitre 11, comme nous avons étudié les chapitres précédents, c’était les préparations au voyage, et maintenant, ça y est, le peuple se met en marche.
Ils viennent de se mettre en marche, après un an de préparation, c’est parti, feu vert, top départ.
En plus, ils ont tout, ce n’est pas la fleur aux fusils, mais presque, ils ont tout ce qu’il faut pour réussir cette marche vers le pays promis.
Ils ont les trompettes pour sonner le départ, ça entraîne, ça enthousiasme, ils ont les trompettes qui sonnent le départ.
Ils ont la colonne de nuée, la présence même de Dieu pour les rassurer, pour les protéger, pour les guider.
Ils ont la livraison gratuite de cette nourriture miraculeuse tous les matins.
Ils ont une organisation au top, les camps et les nombres, comme nous aurons vu ça, ils sont bien organisés.
Ils ont la promesse du pays promis, un héritage, comme nous venons de chanter, ils sont héritiers de Dieu.
Ils ont même un guide local, le beau frère de Moïse, qui a réussi à le convaincre à venir avec eux, à les guider, c’est un Bédouin local qui connaît bien le désert.
Donc, voilà, que veut le peuple ?
Que demande le peuple ?
Ils ont tout.
Bientôt, vous allez partir au ski peut-être, ou dans quelques mois à la plage, et je suis sûr que cela ne vous arrive jamais de trouver de quoi se plaindre dans les cinq premières minutes du voyage.
Après que tout est dans la voiture, dans l’attente de ces belles pistes, bien sûr, les enfants ne se plaignent jamais, il n’y a pas de stress, on ne se chamaille pas dans la voiture en allant vers des belles vacances, n’est-ce pas ?
Mais le peuple ici, malheureusement, le fait.
Avant même la première halte, la première pause, la première ère de repos, verset 1, le peuple murmura, et cela déput à l’éternel lorsque l’éternel l’entendit.
Même littéralement, le peuple murmure dans les oreilles de Dieu.
C’est un bon rappel, nos plaintes, même secrètes, sont toujours à la portée des oreilles de Dieu, quand on murmure, c’est toujours dans les oreilles de Dieu.
Le même Dieu qui prend soin de nous, le même Dieu qui nous donne la main, le même Dieu qui, comme nous avons chanté ce matin, c’est ce Dieu-là qui entend nos murmures et nos plaintes.
Et donc, cela dit que le feu de l’éternel s’alluma parmi eux et dévoura l’extrémité du camp.
Tout cela sert d’un premier avertissement, c’est juste l’extrémité du camp qui est touchée par le jugement, peut-être même pas des gens, mais ils ont un petit rappel à l’ordre.
On ne va pas murmurer contre l’éternel, il ne faut pas laisser les murmures s’installer si tôt dans le voyage.
Parce qu’en fait, la leçon pour eux et pour nous à retenir, c’est que dans leur cheminement, oui, ça commence avec des murmures, mais s’ils ne rectifient pas le tir rapidement, ça va s’empirer.
Donc, d’abord les murmures, ensuite ça va être les mauvais désirs, comme nous allons le voir, et après, ça va être carrément la révolte et la rébellion ouvertes.
Donc, il ne faut pas laisser les murmures s’installer.
J’ai participé récemment à un week-end de formation musicale avec pas mal de gens, avec chrétiens et non chrétiens, et celui qui organisait disait le mot d’ordre ce week-end, puisqu’il y avait tout un défi organisationnel et tout ça, il dit le mot d’ordre ce week-end, c’est le contentement.
Le contentement.
Donc, dès qu’il y a moins de problèmes ou si ça ne se passe pas comme vous voulez, le contentement.
J’étais étonné de voir à quel point les gens ont un peu joué le jeu, mais chrétiens et non chrétiens ont compris que oui, facilement le contentement nous échappe, et donc dans les conversations autour de table, dès que ça a commencé à déplorer l’état de la société, le contentement.
Peut-être que c’est un mot d’ordre pour Eubétiène 2024.
Le contentement.
Ce n’était pas le cas pour le peuple.
Donc, première étape du voyage raté.
Alors, deuxième étape du voyage.
Eh bien, ça va être raté aussi à cause des mauvais désirs et c’est là où j’aimerais mettre l’accent.
Ce matin, ces mauvais désirs, une des grandes histoires ici de la Bible qui nous aide à comprendre le mécanisme du cœur humain.
Verset 4.
Le ramassis des gens qui se trouvaient au milieu d’Israël furent saisis de convoitises.
Furent saisis de convoitises.
Littéralement, dans l’hébreu, c’est ils ont désiré un désir.
Ils ont convoité une convoitise.
Ils ont envié une envie.
C’est-à-dire, ce n’est pas juste un désir, c’est un désir-désir.
C’est un désir plus plus.
Qu’est-ce qu’ils ont désiré?
La viande.
Ah, où est le problème?
La viande, c’est une bonne chose.
Dieu même a donné la viande.
Un barbecue après une longue journée de marche.
Une raclette après une journée de ski.
C’est parti des grands plaisirs de la vie, inventés par Dieu, pour lesquels nous pouvons être reconnaissants.
Alors pourquoi la Bible appelle cela un mauvais désir?
Une convoitise?
Comme nous allons voir, comme ressort dans le texte, c’est la tournure et l’ampleur que cela a pris.
Et l’attitude dans laquelle ils ont vécu ce désir, cette convoitise.
Donc voyons un peu l’anatomie d’une convoitise.
Tout d’abord, ce désir est menteur.
Après, on va voir que ce désir est mondain.
Et après, ce désir méprise Dieu.
Mais encore pour creuser ce désir, cette convoitise, ce désir est menteur et trompeur.
Ce désir les fait parler d’une manière fausse, trompeuse, mensongère.
En verset 5, ils ont envie de viande.
Et puis verset 5, nous nous souvenons des poissons que nous mangeons en Égypte et qui ne nous coûtaient rien.
Des concombres, des melons, des poireaux, des oignons, des aumes.
Déjà, on a du mal à croire que le menu typique des esclaves en Égypte était ce buffet à volonté merveilleux.
Mais quand même même que c’était ça leur menu, dire que cela ne nous coûtait rien, c’est faux, c’est trompeur, c’est mensongère, c’est le comble.
Cela ne nous coûtait rien, mais c’était au prix du fouet, des travaux forcés, beaucoup de souffrance, de malheur.
Donc ce désir, vous voyez, il est menteur.
En tout cas, il les amène à faussier la réalité.
C’est pour ça que le Nouveau Testament, quand ça parle de mauvais désir, la phrase préférée du Nouveau Testament, c’est les convoitises trompeuses.
C’est ça le problème.
Nous avons des désirs, mais ces désirs sont trompeurs.
Les convoitises sont trompeuses.
La tromperie, c’est seulement si on avait de la viande, on serait bien, on serait heureux dans ce désert.
Mais ce n’est pas vrai.
Ce n’est pas la viande qui apporte le bonheur dans le désert.
Ils vont avoir d’autres besoins que la viande.
De la même manière, nous souvent, si seulement on avait de l’argent, cette quantité d’argent, on serait heureux.
Ou si seulement on avait cette copine-là ou ce copain-là, je serais heureux.
Si seulement j’avais cette maison-là, je serais heureuse.
C’est un désir trompeur.
Ce n’est pas vrai, mais le désir nous trompe.
C’est un des problèmes avec les mauvais désirs, c’est qu’ils sont trompeurs.
Un autre problème, c’est que ce désir est mondain.
En fait, vous voyez bien, ce désir émane tout d’abord du ramassis des gens qui se trouvaient au milieu d’Israël.
Et ensuite, c’est les enfants d’Israël qui en rejoignent la réclamation.
Donc, le désir émane d’abord de se ramasser.
C’est qui se ramasse?
Il faut savoir qu’au sein du peuple d’Israël, il y avait un groupe d’étrangers d’origine diverse, notamment les Égyptiens, qui avaient rejoint les Hébreux, qui ont vu quand même que les plais, les fléaux frappaient sur l’Égypte.
Ils trouvaient convenable de sortir avec eux, de venir avec eux.
Mais selon le texte, c’est eux qui manifestent en premier le désir de faire demi-tour et de rentrer en Égypte.
Mais ce ramassis, ces Égyptiens, pensez à leur parcours, en fait, eux, ils n’étaient pas esclaves.
Donc, déjà, le désir de rentrer, c’est différent, ils n’ont pas le même rapport à Dieu, ils n’ont pas le même rapport avec la rédemption, ils n’ont pas goûté vraiment la beauté de ce salut, de cette rédemption, de cette délivrance, parce qu’ils n’étaient pas vraiment esclaves.
Et donc, eux, ils désirent l’Égypte, on peut dire que c’est un désir du monde, de retourner dans le monde.
Et en cela, cette viande représente les plaisirs du monde, qui nous éloignent de Dieu, qui nous aveuglent sur le pays promis à venir.
Évidemment, la viande n’est pas un péché, pas plus que le sexe, l’argent, le confort, mais le monde utilise ces plaisirs charnels, souvent on dit charnels, ou mondains, pour nous donner envie de s’éloigner de Dieu, pour nous faire oublier la rédemption, la délivrance en Christ, pour nous faire tomber dans le péché, et en cela, c’est pour ça qu’on peut les appeler des désirs mondains.
Ici, plus que la viande, c’était ce désir de retourner en Égypte, en pensant que c’était mieux, mieux que le pays promis.
Donc oui, c’est un désir menteur, c’est pas tout à fait juste, dans la réflexion, c’est un désir mondain qui les pousse à retourner dans le monde, et puis c’est un désir surtout qui méprise Dieu.
Verset 6.
Maintenant notre âme est desséchée, plus rien.
Nos yeux ne voient que de la main.
Là encore c’est un peu gros.
Notre âme est desséchée.
S’ils avaient dit notre ventre a un peu marre de la même repas tous les jours, on peut les comprendre.
Mais de dire notre âme est desséchée, notre vie, notre âme, notre vie est desséchée, notre raison de vivre est desséchée, on n’a plus rien, plus rien.
Là encore, c’est pas tout à fait juste.
Dieu est au milieu d’eux, ils ont la colonne de nuée, ils ont le tabernacle, avec toute cette image du salut, la présence de Dieu parmi eux.
Ils ont cette manne miraculeuse.
C’est dommage qu’ils méprisent cette manne parce que c’est quand même incroyable.
Chaque jour, cette manne qui arrive, le goût d’un gâteau à l’huile, c’est pas si mauvais que ça.
Mais notre âme est desséchée, notre vie n’a plus de sens.
C’est-à-dire, en disant ça, ils méprisent le Dieu qui est parmi eux.
Plus rien, plus rien, non mais Dieu est là.
Comment dire que Dieu n’est… c’est dire en quelque sorte que Dieu c’est rien, ça compte pour rien.
Tout le problème est là.
Quelque part ils disent, on préfère l’Egypte sans Dieu que le désert avec Dieu.
Mais la vraie foi, c’est le contraire, on préfère le désert avec Dieu que l’Egypte sans Dieu.
On devrait… quelque part ils disent, on préfère un morceau de poisson que le Dieu de gloire qui s’est révélé dans l’exode.
Et ça c’est coupable, ça c’est un désir coupable.
Et plus tard Moïse va le dire vers ses vins, Dieu lui-même dit c’est parce que vous avez rejeté l’éternel qui est au milieu de vous.
C’est ça le problème, vous avez rejeté l’éternel, vous êtes en train de dire que lui il ne vaut pas plus qu’un morceau de poisson.
Bientôt je lance cette formation sur l’histoire de l’église, mais je découvre moi-même, j’ai étudié moi-même et je prends plaisir.
Mais on va découvrir Augustin dans un des premiers sur vos leçons.
Mais c’est Augustin au 4e, 5e siècle qui a formulé cette réflexion célèbre, très utile autour de nos désirs et de nos amours.
Selon lui le problème de l’être humain c’est qu’il y a une perversion dans l’ordre de nos désirs.
Je lis, je trouve une citation un peu d’origine.
Selon Augustin le véritable amour c’est comment aimer les choses dans le bon ordre.
Pour ne pas aimer ce qui ne doit pas être aimé, ou manquer d’aimer ce qui doit être aimé, ou d’avoir un plus grand amour pour ce qui doit être moins aimé.
Alors on a tout ça dans le texte.
Le véritable amour c’est comment aimer les choses dans le bon ordre.
Pour ne pas aimer ce qui ne doit pas être aimé.
Ils ne devaient pas aimer l’Egypte, l’Egypte ce n’était pas aimable, mais ils ont aimé l’Egypte.
Ou manquer d’aimer ce qui doit être aimé.
Ils n’ont pas aimé Dieu, il fallait qu’ils aiment Dieu, mais ils n’ont pas aimé Dieu.
En tout cas dans le bon ordre.
Ou d’avoir un plus grand amour pour ce qui doit être moins aimé.
La viande, ils avaient un plus grand amour pour la viande, qui devait être moins aimé que Dieu.
Et c’est ça qu’il faut, vivre les choses dans le bon ordre.
Et donc Augustin nous aide à dire, le problème c’est des amours désordonnées, des désirs désordonnés.
Le peuple dans le désert, il fallait désirer Dieu avant tout.
Ensuite le pays promis.
Ensuite le bien de son voisin.
Et enfin pourquoi pas, un peu de viande.
Tout va bien.
Mais ils ont inversé l’ordre.
Plus important c’est la viande, et ainsi de suite.
Et Dieu c’est le dernier.
Et tout le problème est là, avec nos mauvais désirs.
Même Moïse manifeste un mauvais désir.
Quand on regarde l’ensemble de sa vie, Moïse est exemplaire.
On voit qu’il désire avant tout Dieu et sa gloire.
Il désire le salut de son peuple.
On a vu le choix qu’il a fait lui-même, de ne pas désirer les trésors, les richesses de l’Egypte.
Pour désirer plutôt même la propre de Christ, la propre de la foi.
Lui il a fait le choix dans son cœur, de ne pas aimer le monde, mais d’aller vers le pays promis.
Il est exemplaire en cela.
Il a préféré les richesses de Christ que les trésors de l’Egypte.
Et on comprend ici complètement sa frustration, sa colère, sa déception, sa tristesse avec le peuple.
Il dit « J’arrive pas moi à les porter, j’arrive pas moi à les motiver vers les bons désirs.
J’arrive pas moi à changer leur cœur. »
Mais en verse 15 il dit « Alors, tue-moi, afin que je ne vois pas mon malheur. »
Ça aussi c’est peut-être un mauvais désir quand même.
Tue-moi, j’ai pas envie de vivre.
Et donc là même en fait nos déprimes sont indicateurs aussi de nos mauvais désirs, des désirs désordonnés.
Si je n’arrive pas à être un bon leader, un bon pasteur, alors j’ai envie de mourir.
Si les gens ne m’aiment pas sur Instagram, alors j’ai envie de mourir.
Si cette personne-là ne m’aime pas, alors j’ai envie de mourir.
En fait le désir a pris le pas, un mauvais désir a pris le pas si on l’exprime ainsi, vous voyez.
Donc ce texte est très pertinent pour nous aider à creuser notre propre cœur et comprendre nos désirs.
La viande, c’est une chose, mais le fait que c’est assez facile à comprendre comment, ça peut être plein d’autres choses dans la vie qui deviennent ces plaisirs mondains ou qui nous font oublier Dieu, mépriser Dieu, qui nous trompent en quelque sorte sur la valeur de Dieu.
Donc le mauvais départ, dommage que ça a conduit ensuite au mauvais désir.
Et maintenant ça conduit à ce que Dieu peut aussi donner ce que l’on désire.
Nous allons donc à présent lire la suite, un peu longue, mais vous allez suivre, c’est très intéressant, verset 16 jusqu’à la fin du chapitre.
Nombre 11, verset 16.
L’éternel dit à Moïse, assemble auprès de moi 70 hommes des anciens d’Israël, de ceux que tu connais comme anciens du peuple et ayant autorité sur lui, amène-les à la tente d’assignation et qu’ils s’y présentent avec toi.
Je descendrai et là je parlerai avec toi, je prendrai de l’esprit qui est sur toi et je le mettrai sur eux afin qu’ils portent avec toi la charge du peuple et que tu ne la portes pas à toi seul.
Tu diras au peuple, sanctifiez-vous pour demain et vous mangerez de la viande puisque vous avez pleuré aux oreilles de l’éternel en disant, qui nous fera manger de la viande, car nous étions bien en Égypte.
L’éternel vous donnera de la viande et vous en mangerez.
Vous en mangerez non pas un jour, ni deux jours, ni cinq jours, ni dix jours, ni vingt jours, mais un mois entier jusqu’à ce qu’elle sorte par les narines et que vous en ayez du dégoût parce que vous avez rejeté l’éternel qui est au milieu de vous et parce que vous avez pleuré devant lui en disant, pourquoi donc sommes-nous sortis d’Égypte?
Moïse dit, 600 000 hommes de pied forment le peuple au milieu duquel je suis et tu dis, je leur donnerai de la viande et ils nous en mangeront un mois entier et gorgeront-on pour eux des brebis et des bœufs en sorte qu’ils en aient assez ou rassembleront-on pour eux tous les poissons de la mer en sorte qu’ils en aient assez?
L’éternel répondit à Moïse, la main de l’éternel serait-elle trop courte?
Tu verras maintenant si ce que j’ai dit arrivera ou non.
Moïse sortit et rapporta au peuple les paroles de l’éternel et rassembla 70 hommes des anciens du peuple et les plaça autour de la tente.
L’éternel descendit dans la nuit et parlait à Moïse.
Il prit de l’esprit qui était sur lui et le mit sur les 70 anciens et dès que l’esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent mais ils ne continuèrent pas.
Il y eut deux hommes, l’un appelé Eldad et l’autre Médad qui étaient restés dans le camp et sur lequel l’esprit reposa car ils étaient parmi les inscrits, quoi qu’ils ne soient point allés à la tente et ils prophétisèrent dans le camp.
Un jeune garçon courut l’annoncer à Moïse et dit, Eldad et Médad prophétisent dans le camp et Josué, fils de Nune, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole et dit Moïse, mon seigneur, empêche-les.
Moïse lui répondit, es-tu jaloux pour moi ?
Puisse tout le peuple de l’éternel être composé de prophètes et veuille l’éternel mettre son esprit sur eux.
Et Moïse retira au camp lui et les anciens d’Israël.
L’éternel fit souffler de la mer un vent qui amena des cailles et les répondit sur le camp environ une journée de chemin d’un côté et environ une journée de chemin de l’autre côté autour du camp.
Il y en avait près de deux coudées au-dessus de la surface de la terre.
Pendant tout ce jour et toute la nuit et pendant toute la journée du lendemain, le peuple se leva et ramassa les cailles.
Celui qui en avait ramassé le moins s’en avait dit au maire et les étendit pour eux autour du camp.
Comme la chair était encore entre leurs dents sans être mâchée, la colère de l’éternel s’enflamma contre le peuple et l’éternel frappa le peuple d’une très grande plaie en donnant à ce lieu le nom de Kibrot Atava qui veut dire sébucre de la comboitise parce qu’on y enterra le peuple que la comboitise avait saisi.
Dès Kibrot Atava, le peuple est parti pour Atzeroth et s’est arrêté à Atzeroth.
Donc vous voyez, Dieu est capable de nous donner ce que nous désirons.
Ce qui est merveilleux, c’est que ce que l’on désire est une bonne chose comme sa propre personne et c’est désastreux si ce que l’on désire est un mauvais désir, une folle envie.
Et donc ici, en fait, ce qui est intéressant, c’est que Dieu, pour gérer toute cette situation, à la fois les envies et les désirs de Moïse, à la fois les envies et les désirs du peuple, Dieu envoie deux vents.
Un vent sera son esprit, verset 17, et un autre vent sera le vent qui amène les cailles.
La Bible, des fois, joue avec ce mot « esprit » et « vent » qui sont les mêmes mots en hébreu.
Donc voyons d’abord ce vent qui amène des cailles.
C’est le deuxième de notre texte.
Le vent qui amène des cailles, de la viande.
Dieu dit « ok, vous avez désiré de la viande, très bien » verset 19 et 20, comme nous avons lu.
« Je vais vous donner de la viande, mais vous en mangerez pas un jour, pas deux jours, pas trois jours, pas cinq jours, pas une semaine, mais un mois entier vous allez manger de la viande jusqu’à ce que vous en ayez du dégoût. »
Et puis, effectivement, Moïse était étonné.
Et même Moïse, des fois, il a des moments d’incrédulité.
Il rappelle qu’il est humain et lui-même ne comprend pas comment Dieu peut faire ça.
Mais effectivement, ce vent amène une quantité de cailles.
Et la quantité est étonnante.
Quand on lit les détails, verset 31 et 32, on s’a dit qu’il y avait des cailles à une journée de marche dans un sens et à une journée de marche dans l’autre sens.
Donc si vous partez de Toulouse et que vous marchez une journée entière, je ne sais pas jusqu’où vous arrivez, et puis vous partez dans le nord et vous marchez une journée entière.
Pour le club des randonnées, vous faites deux groupes et vous pouvez mesurer la distance.
C’est déjà beaucoup.
Tout ça rempli de cailles.
On trouvait des cailles entassées à une hauteur de un mètre.
Il y a une quantité ridicule, excessive de viande.
Et le verset 33 nous choque un peu.
« Comme la chair était encore entre leurs dents sans être mâchée. »
La colère de Dieu s’enflamme.
La chair dans les dents sans être mâchée.
Dans le choix des mots, c’est très cru, c’est écœurant.
Nous avons là une image bien différente que de déguster une caille farcie de Noël, l’aile ou la cuisse avec une serviette découverte après avoir rendu grâce à table.
Ici, c’est bestial, c’est sauvage, c’est dégoûtant.
On se demande même si ils ont plumé ou cuit.
C’est la chair.
L’image est assez… les plumes et la chair crue qui sortent de la bouche.
Mais c’est pour nous avertir, nous parler.
Quand nos désirs ne sont pas ordonnés, quand nos désirs ne sont pas cadrés par Dieu, quand Dieu n’est pas le premier désir, nos désirs deviennent des mauvais désirs.
Ils deviennent boulimiques, ils deviennent déréglés, ils deviennent destructeurs.
Le sexe, c’est bien, mais porté aux mauvais désirs, ça devient la pornographie, ça devient le viol, ça devient la prostitution.
C’est bestial, c’est dégoûtant.
Quand le confort, c’est un bon désir, mais quand ce confort, quand il est poussé, ça peut devenir l’égoïsme, ça peut devenir la méchanceté, ça peut devenir la colère.
Et là encore, il y a quelque chose d’écœurant dans ce désir.
D’ailleurs, c’est intéressant, c’est au moment qu’ils mangent, c’est en mangeant qu’ils sont frappés d’une très grande plaie.
Moi, je pense que cette plaie, c’est bien plus que la salmonelle, mais c’est possible que la viande elle-même était vecteur de la plaie.
En tout cas, c’est un sentiment qui revient souvent dans la Bible, c’est que le jugement de Dieu, parfois, c’est de livrer des gens à leur convoitise, à leur passion.
Tu veux ça?
Ok, je te le donne.
Et c’est ça la punition même, de m’avoir méprisé.
Jusqu’à l’ultime jugement de l’enfer, c’est ça.
Tu as désiré une vie sans l’existence de Dieu?
Et bien, tu peux l’avoir.
Pas un jour, pas deux jours, pas un mois, mais pour l’éternité.
Alors, cette prière devrait être souvent la nôtre.
Je pense, Seigneur, ne me donne pas ce que je désire, mais transforme mes désirs.
Seigneur, ne me donne pas tout ce que j’ai désir, parce que je me méfie des fois de mes convoitises, de mes désirs, mais plutôt change mes désirs.
Alors, comment il fait ça?
Quelle est la solution?
Nous avons aperçu dans ce texte, c’est l’autre vent.
Il y a ce vent qui amène Makkaï, et puis le même mot, c’est le vent de son esprit.
Et Dieu va prendre son esprit, c’est un peu particulier, mais il va prendre un peu cette…
Moïse est revêtu, il est prophète, il est revêtu du Saint-Esprit, vraiment pour conduire ce peuple, et pour montrer une nouvelle phase dans la manière que Dieu agit de son peuple, il va partager, en quelque sorte, cet esprit sur 70 anciens, pour épauler Moïse.
Donc, on a lu ça, mais pour montrer que l’esprit repose sur ces 70 hommes inchoisis, pour montrer qu’ils ont un peu cette autorité de conduire le peuple avec Moïse, ils se mettent à prophétiser, mais ils ne continuèrent pas, dit le verset.
Donc, le but, ce n’est pas qu’ils soient prophètes pour toujours, c’est juste pour montrer qu’ils ont une autorité spirituelle pour conduire le peuple avec Moïse.
Ils ont un rôle d’épauler Moïse et de tirer le peuple vers l’avant, et que le peuple peut reconnaître par ce signe visible de l’esprit reposant sur eux.
Et donc, ces 70 hommes vont pouvoir aider Moïse, et je trouve ça intéressant.
Au lieu d’agir comme le ramasser, il y avait ce petit ramasser qui a entraîné le peuple dans la plainte.
Maintenant, il y a ces 70 hommes, ces anciens, qui vont pouvoir motiver le peuple vers aimer Dieu, à marcher dans la foi, à suivre Moïse.
Donc, on imagine un peu les conversations que ces hommes pourraient avoir avec le peuple quand ils commencent à se plaindre.
Mais non, les gars, on y va vers le pays premier.
Oui, c’est vrai qu’il n’y a pas de viande, mais allez, on va faire une man party, une crêpe party avec des manes, et ça va être chouette.
Ne vous inquiétez pas.
En avant, les gars.
Voilà, motivés par l’esprit, ils peuvent tirer le peuple vers l’obéissance et vers la foi.
Et puis, il y a ce détail que deux parmi les 70 n’étaient pas là à ce moment, à l’attente, mais ils sont ailleurs dans le camp, et ils reçoivent aussi le Seigneur de l’Esprit.
Ce n’est pas le fait d’être là, juste là, devant l’attente.
Et un certain Josué, troublé, on va faire connaissance plus tard avec Josué, celui qui va reprendre après Moïse.
C’est la première fois qu’on fait connaissance avec lui ici.
Et lui, il est troublé, il dit mais non, empêche-les, ce n’est pas bien.
Lui, il veut protéger un peu l’autorité de Moïse.
Mais Moïse dit, et c’est un peu la réponse clé ici, Moïse dit verset 29 et 30, « Es-tu jaloux pour moi?
Non, puisse tout le peuple de l’Éternel être composé de prophètes et veuille l’Éternel mettre son esprit sur eux, sur tout le peuple. »
Voilà la solution des mauvais désirs.
Si tout le peuple était rempli de Dieu, était rempli de son esprit, était rempli de sa vérité donnée par les prophètes, pour marcher ensemble, pour se rappeler les uns les autres, comment on a vécu cette grande délivrance de l’esclavage, de rappeler les futures promesses, on a cet héritage qui nous attend, ce pays merveilleux où coule le lait et le miel, on peut tenir encore un peu.
Si tout le peuple avait été animé de cet esprit-là, ça réglerait le problème des mauvais désirs, et des ramassis qui entraînent les plaintes et tout ça.
Si tout le peuple avait cet esprit-là, ils auraient des bons désirs pour plaire à Dieu.
Parce que Moïse constate, moi tout seul, un seul homme, imparfait lui-même, avec des mauvais désirs lui-même, un seul homme est incapable de transformer les désirs de ces 600 000 hommes, bien plus femmes et enfants. 70 anciens vont l’aider, mais 70 anciens, ce n’est pas assez non plus pour transformer les désirs de tout le peuple.
D’ailleurs, par la suite, dans l’histoire biblique, ces 70 vont évoluer et devenir un conseil, un conseil du peuple, et on va l’appeler le « sans-naidrin ». 70 hommes, mais ce sans-naidrin, eux, ils vont voter la mort de Jésus.
On met quelques exceptions, mais ils vont voter la mort de Jésus, car eux-mêmes animés d’un mauvais désir pour le contrôle, le pouvoir, que Jésus semblait menacer, et donc ces 70 sans-naidrin vont voter la mort de Jésus.
Donc un homme, c’est pas assez, 70 hommes, c’est pas assez, ce qu’il faudrait c’est que tout le peuple ait cet esprit.
Et bien justement, par la mort, que le sans-naidrin a voté plus tard, à Pâques, le vœu de Moïse sera enfin exaucé.
Un jour, ce passage anticipe le jour où tout le peuple aura l’esprit, tout le peuple deviendra en quelque sorte prophète.
D’ailleurs, Pentecôte reprend clairement cette scène où il y a une manifestation provisoire du Saint-Esprit pour montrer que maintenant le Saint-Esprit repose sur tous.
Jésus est mort pour nos péchés, pour nos mauvais désirs, et puis il est ressuscité, et puis il nous donne à tout son peuple son esprit pour entretenir en nous les bons désirs.
Et quand on parle de l’esprit, de Saint-Esprit, son rôle dans le nouveauté, souvent ça touche à nos plaisirs, à nos passions, à nos désirs, à nos affections.
Galates chapitre 5, verset 16, par exemple, « Marchez selon l’esprit et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. »
C’est le rôle de l’esprit de nous détourner des désirs de la chair et nous faire désirer Dieu, sa gloire.
C’est ça, l’œuvre du Saint-Esprit, le Saint-Esprit c’est Dieu qui habite en nous, on n’a plus besoin de tabernacles, on n’a plus besoin de cette colonne de nuées, parce que maintenant l’œuvre de Jésus, la vraie rédemption est accomplie, maintenant Dieu peut habiter en nous, dans son peuple, et c’est ça le Saint-Esprit, et son rôle c’est de nous faire désirer Christ.
Comme on a chanté, il nous fait sentir et goûter et voir que Jésus est bien meilleur que tout le reste.
Avant de terminer, faisons peut-être un petit bilan de nos désirs.
Vers quoi mon esprit gravit-il lorsque je suis libre de penser ce que je veux?
Ai-je des fantasmes récurrents?
Sur quoi ou sur qui mes affections ont-elles tendance à se concentrer?
Que dois-je acquérir ou accomplir dans la vie?
Et quel ordre ces désirs ont pris dans ma vie?
Est-ce que ce matin il n’y a pas l’occasion de peut-être réagencer, remettre de l’ordre dans nos désirs pour que Dieu ait la première place?
Samuel Niblack a grandit en Californie et fait ses études dans l’informatique. Sentant l’appel de Dieu au ministère vers la fin de ses études, il est venu se former à l’Institut Biblique Baptiste de Paris. Marié à Rebecca et père de 8 enfants, il fait équipe avec Vincent Bourrel en tant que pasteur dans l’église baptiste de Toulouse depuis 2004.
































